La phase de la tension

Tension de l’homme/Anxiété de la femme

Au début, il y a deux individus qui souhaitent être en relation de couple. Chacun tente de plaire à l'autre en démontrant de l'ouverture, un souci de l'autre, une complicité, une joie de vivre et un désir d'être à son meilleur. Les balbutiements sont riches  de moments tendres, privilégiés, chargés d'émotions positives. Une confiance mutuelle se développe progressivement. Or, dans les couples où la violence conjugale est présente, des malaises et des malentendus s'installent insidieusement et deviennent des prétextes pour expliquer la tension qui s'immisce entre les deux amoureux.

Le prétexte n'est que le déclencheur et non pas la cause de la violence. Au début, cet élément déclencheur se situe à l'extérieur du couple: surcroît de travail, alcool, stress, maladie, etc. Puis, au fil du temps, le prétexte provient de la vie même du couple: difficultés financières, éducation des enfants, sexualité etc. Finalement, arrive un moment où la soi-disant "incompétence" de la femme: sa façon d'éduquer les enfants, sa façon de faire à manger, sa façon de s'habiller, les gens à qui elle parle, sa famille et ses amis, etc. sert d'explication aux tensions du conjoint.

Cette tension se manifeste de plusieurs façons : longs silences qui la torturent, absences prolongées qui l’inquiètent, menaces, ton agressif, gestes prompts. Elle sait que la tension ne pourra pas durer, elle sent l’éclatement possible, probable, rapproché.  Et l’éclatement, c’est elle qui en écopera.

Parce qu’elle perçoit cette menace croissante d’agression, la femme tente par tous les moyens d’abaisser la tension du conjoint. Elle surveille ses moindres gestes et paroles pour éviter de le contrarier. Elle cherche à lui faire plaisir. Elle calme les enfants.  Elle essaie de se protéger des menaces de violence, que ces menaces soient explicites (menaces de coups ou de rupture, injures, excès de colère, etc.) ou implicites (attitudes, regards, silences, éloignement physique, marques de réprobation, etc.).

De plus en plus, cette femme s’ajuste aux besoins du conjoint, devient centrée sur ses humeurs. Elle a peur. Elle est paralysée.

  • Il arrivait tard, s’assoyait à la table en attendant le souper et ne disait pas un mot de la soirée.
  • Quand il arrivait dans cet état, je me dépêchais d’aller coucher les enfants pour ne pas l’indisposer davantage.
  • À son retour du travail, il n'avait qu'à poser le pied sur la galerie et je savais déjà que ça risquait d'aller mal.
Source: Regroupement Des Maisons Pour Femmes Victimes De Violence Conjugale, "La violence conjugale, c'est quoi au juste?"
 

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