Quoi dire, quoi faire?

Croire ce qu’elle nous raconte

Tout d’abord, lorsqu’une femme victime de violence vous fait des confidences, c’est qu’elle a confiance en vous. À cette femme, il faut du courage pour parler de sa situation car elle ressent beaucoup de culpabilité et de honte. Souvent, les émotions ou le vécu des femmes victimes de violence sont minimisés, ridiculisés, banalisés. Il importe donc de croire ce qu’elle nous raconte et d’être empathique à sa réalité. Ceci permet, entre autres, de lui éviter de vivre les mêmes sentiments d’incompréhension qu’elle vit de la part du conjoint.

Respecter son rythme

Chaque individu a son propre rythme pour faire ses  propres choix ou pour prendre conscience de ce qui est bon ou mauvais pour lui. La femme victime de violence conjugale n’est pas différente. Elle a besoin de vérifier certaines choses, certains comportements ou ses propres capacités à vivre en dehors de la relation amoureuse. Parfois, elle doit faire des « tests ». Il importe de respecter le cheminement de la femme victime de violence conjugale. Son rythme n’est peut-être pas le nôtre, mais il ne faut pas oublier qu’elle entretient des liens amoureux avec cette personne, qu’il y a des enjeux pour elle de mettre un terme à cette relation et pour le faire, elle doit sentir qu’elle est assez forte. Certaines doivent aussi avoir le sentiment d’avoir tout essayé avant de mettre un terme définitif à la relation.

Responsabiliser l’agresseur

Dans un contexte de violence conjugale, l’agresseur responsabilise la victime de ce qui s’est passé ou justifie sa violence en utilisant des causes extérieures. Souvent, la femme victime de violence en vient à justifier les comportements du conjoint, à le déresponsabiliser et en vient même à croire que c’est elle qui en est responsable. Il devient primordial de remettre la responsabilité des comportements violents à l’agresseur, car en réalité c’est lui qui fait le choix d’utiliser de tels comportements et qui a du pouvoir sur ses agissements. En responsabilisant l’agresseur, nous déresponsabilisons la femme et nous lui évitons de subir une double victimisation.

Prévenir l’isolement par le non jugement

Une femme isolée est en danger.  Il importe de ne pas juger la personne qui vit de la violence. Ceci pourrait avoir un effet de fermeture et d’isolement chez la femme victime de violence (ce que nous devons éviter à tout prix). C’est-à-dire qu’elle pourrait faire le choix de ne plus parler de ce qu’elle vit et couperait les ponts avec son réseau social. La perte du réseau social pourrait grandement compromettre sa sécurité. Donc, une femme victime de violence doit briser le silence, doit pouvoir se confier, sentir qu’elle n’est pas jugée.

Rester disponible pour elle tout en respectant nos propres limites

Parfois, il peut être difficile de voir quelqu’un que nous aimons être victime de violence, de se sentir impuissant(e) à l’aider. Il est important, si nous constatons que nous devenons envahis par la situation de l’autre, de voir, de nommer et de mettre nos limites. À ce moment, la solution est de référer cette personne à des ressources spécialisées en violence conjugale.

La référer aux ressources d’aide spécialisées en violence conjugale

Havre l’Éclaircie est une maison d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale qui offre des services d’hébergement, d’écoute téléphonique, de consultations externes et de rencontres de groupe pour les femmes victimes de violence. Tous ces services sont gratuits et confidentiels. Vous pouvez nous joindre au (418) 227-1025.

*  Le mot femme est utilisé pour alléger le texte, mais il peut être remplacé à tout moment par le terme adolescente.
 
Source: Havre l'Éclaircie
 

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